MASSAGE MIEUX ETRE-LES TECHNIQUES-LE SHIATSU- L'acupuncture à mains nues

Mal au dos, douleurs articulaires, fatigue, stress, troubles organiques, sont autant de signes que les énergies de notre corps se sont déséquilibrées. Le shiatsu, technique japonaise de pression le long des méridiens d’acupuncture, peut vous aider.

« Des pressions systématiques sur le corps entier active le ki – l’énergie - qui stagne, arrange les fonctions organiques, harmonise l’estomac et les intestins, fait circuler le sang, débloque les articulations, assouplit les muscles, rend la peau douce, augmente l’appétit, facilite l’émission des selles et accroît l’énergie », c’est ce que affirmait déjà l’Anpuku Zukai, un ouvrage de médecine populaire japonais de 1827 ! Car c'est de cela qu'il s'agit avec le Shiatsu - Shi, les doigts, les extrémités et atsu, racine du verbe "presser" - : appliquer des pressions soigneusement dosées avec les doigts, la paume ou le pouce sur des zones et points spécifiques du corps. Son but : par une action globale, rééquilibrer le fonctionnement de tout l'organisme. La technique shiatsu se fonde sur une réaction instinctive : je me cogne, j'ai mal, je frictionne, je presse l'endroit où j'ai mal.

D’abord une médecine populaire

La technique fut décrite en détail pour la première fois en 1925 dans l’Aka-Hon, « les secrets des soins pratiques pour la famille », de Takichi Tsukita. Le shiatsu trouva ses lettres de noblesse lorsque le gouvernement japonais lança une grande enquête de 1947 à 1955 pour réglementer les quelques 300 méthodes de médecine populaire qui existaient alors : seul le shiatsu fut reconnu officiellement pour son efficacité incontestable, en particulier pour les traitements des maladies chroniques et les douleurs articulaires. Les études scientifiques menées ensuite ont permis de mettre au point une technique systématique vérifiable par des données anatomiques et physiologiques occidentales qui, pourtant, n’en explique pas tous les effets.

Des excès, des vides, et des points douloureux

Le shiatsu est fondamentalement une technique de rééquilibrage énergétique qui, en accord avec les principes de la médecine orientale, fait appel aux capacités naturelles d’autoguérison du corps. Il leur donne juste  « un petit coup de main ». Le corps est considéré comme une centrale d’énergie avec des circuits - les méridiens d’acupuncture, le réseau nerveux -, des pannes, des points de haute et de basse tension.
La maladie, les douleurs vertébrales ou articulaires résultent de déséquilibres énergétiques, d’organes en hyperfonctionnement (kyo, en vide). Le shiatsu s’attache plus à traiter les causes profondes qu’à éliminer les symptômes : rien à voir avec « j’ai mal à la tête, j’avale un cachet ». Ce mal de tête est un signal d’alarme, quelque chose se dérègle, le foie ou la vésicule biliaire, souvent dans le cas des maux de tête, mais cela peut-être aussi le colon ou les reins.
C’est en découvrant, sur le corps, des points douloureux à la pression mais aussi en prenant les pouls par exemple et grâce à une multitude de signes tant physiques que psychologiques que le praticien en shiatsu oriente son traitement. Ecoutons.

Questions, réponses

Tsugo kagotani, auteur de Shiatsu esthétique (éditions Maloine) répond aux questions que tout le monde se pose à propos du shiatsu :
- Pourquoi une pression sur un point douloureux produit-elle un soulagement ?
Les pressions sont douloureuses en surface mais en profondeur elles rétablissent un courant énergétique rééquilibrant.
- Quelles maladies peut-on soulager ?
Toutes celles qui proviennent d’un dysfonctionnement, les migraines, l’asthme, le diabète, les aménorrhées, les dépressions, les insomnies, l’arthrose, le strabisme, la constipation : tous les symptômes d’un dérèglement plus profond.
- Ou appuyez-vous exactement ?
Ce sont les même points que pour l’acupuncture, sur les méridiens. Chaque point correspond à un organe précis ainsi qu’à une zone émotionnelle liée à cet organe ou à d’autres.
- Souvent ces points sont douloureux lorsque vous les pressez
Ce n’est pas moi qui vous fait mal. C’est vous qui avez mal. Il y a des points douloureux dans votre corps. En appuyant dessus je ne fais que les révéler. Vous vivez avec un corps douloureux, mais vous l’ignorez jusqu’à qu’il crie de douleur et produise un désordre pour qu’on s’occupe de lui : c’est la maladie. Dés que cesse la pression, la douleur disparaît. Vous avez mal parce que vous avez des blocages énergétiques comme tout le monde. C’est cela que le shiatsu dénoue.

Des méridiens qui protègent l’organisme

Les trajets sur lesquels s’exercent les pressions shiatsu suivent presque exactement ce que l’on appelle en acupuncture les méridiens tendino-musculaires, véritables « bandes » de muscles et de ligaments associés aux méridiens traditionnels. Pour ces acupuncteurs, c’est dans ces méridiens que circulent de manière privilégiée, l’énergie dite  « de défense » qui assure la protection de l’organisme contre les atteintes extérieures.
D’autre part ces méridiens tendino-musculaires sont particulièrement efficaces pour traiter raideurs articulaires et douleurs musculaires. C’est le long de ces lignes appelées en shiatsu keiraku que le praticien exerce des pressions rythmées nommés Tsubos. Sur chacun de ces points – il y en a 660 dans une méthode de shiatsu la plus connue, la méthode Namikoshi -, le praticien dose soigneusement son degré de pression en fonction de la consistance des tissus sous-jacents qui lui révèle l’état énergétique du point plutôt en vide (point « mou ») ou en excès (point « dur »).
L’action locale de détente musculaire et de soulagement des douleurs se complète d’une action, par voie réflexe et par l’intermédiaire des méridiens d’acupuncture, sur les organes internes dont l’état est en relation avec la tonicité des points pressés. Si le praticien insiste sur certains points en fonction de l’état de son patient, le shiatsu n’est pas une méthode d’acupressing, de massage de certains points isolés mais un véritable traitement de fond global appliqué sur tout le corps.

Pour sentir les points, avoir la tête vide

Avec l’expérience, le praticien en shiatsu « perçoit » ces points, les tsubos : « c’est une médecine de la sensibilité. Il est difficile d’être objectif. C’est à chacun de faire son expérience. La main qui touche le corps agit comme un radar. Sur les points, la sensation de la peau est légèrement différente, et avec la pratique, la pulpe des pouces est comme attirée par le point, comme dans un trou. La main sent les résistances, les régions dures et atteintes, les zones de perturbation. D’instinct elle dose les pressions. La seule règle d’un shiatsu shi, c’est de sentir. Pour sentir il faut avoir la tête vide, alors les doigts travaillent tout seuls (Tsugo kagotani). Anatomiquement les tsubos se trouvent entre les muscles, sur les tendons, au niveau des articulations, dans les parties creuses ou encore au niveau des artères. C’est souvent grâce à l’ossature que le praticien localise ses points de pression. Ils sont souvent sensibles, même en l’absence de déséquilibre énergétique, en particuliers ceux situés sur des trajets nerveux. Le praticien doit se fier à sa sensibilité ainsi qu’aux impressions éprouvées par ses patients bien que celles-ci puissent grandement varier d’un patient à l’autre.

 

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